Un grand manque de soleil et de lumière... dans notre vallée de la Seine,
qui monte, qui monte ... mais bien que la pointe de l'Ile Belle soit innondée
il y a encore de la marge pour atteindre le niveau de 1910, et heureusement
pour l'Hôpital de Meulan et les équipes médicales !
En plein coeur de l'hiver, il reste encore deux longs mois avant le printemps tant attendu
En prenant cette photo, je repensais à
la chanson de Jacques Brel
Ne me quitte pas et ce vers
"Avec un ciel si bas qu' un canal s'est pendu..."
Dans ce cas, faute de pouvoir faire obéir la météo
il nous reste à écouter les couleurs ,
en avalant force clémentines, kiwis et sardines à l'huile pour les vitamines C et D !
Ici le punch vitaminé du chanteur lyrique né dans le Nord
MICHEL DENS
1911-2000
Il plaisante... ci-dessous dans l'air de Figaro du Barbier de Séville de Rossini;
en fait il ne veut absolument pas respirer.. inutile , il maitrise la technique
et son diaphragme
Diction, élégance, longévité,
j'ai toujours des vinyls des opéras et opérettes enregistrés dans les années 60
mes premiers disques sur le Teppaz.
Ces chanteurs considérés déjà "anciens" avaient une classe et un charisme qui
perdure à travers les enregistrements;
anciens ? peut-être,
au même titre que ces artistes nés à la même époque :
Vous trouverez ici un souvenir , une rencontre intéressante
entre un jeune chanteur et Michel Dens;
qui remet sur le tapis la distinction entre baryton et ténor ;
Placido Domingo était au début de sa carrière baryton lui aussi !
c'est le site" vocalises.net" pour les passionnés de chant lyrique , un puits sans fond...
Un document rare :
tiré du dictionnaire , introuvable, des chanteurs français , qui provient de : link
Michel Dens est, au théâtre comme au disque, l’une des gloires de l’école française.
Michel Dens est né à Roubaix le 22 juin 1911. Quoique destiné à exercer un métier dans la fabrication textile, il suivit l’enseignement du Conservatoire de sa ville natale. A l’issue de ses études, comme la crise sévissait dans l’industrie, il réussit a se faire engager comme second premier baryton à l’Opéra de Lille en 1934 ; puis, il se produisit à Bordeaux, à Grenoble, à Toulouse et à Marseille, où là, il accéda à une popularité qui se répandit ensuite sur l’ensemble de la province. Aussi n’éprouva-t-il aucune hâte à acquiescer aux propositions que lui adressa la R.T.L.N. C’est en 1947 qu’il parut à Paris, d’abord à l’Opéra-Comique, dans Werther : rôle d’Albert. Son timbre clair, sa mezzavoce charmeuse, son style pur et brillant, son rayonnement sympathique, tout en lui séduisit aussitôt le public.
Il fut affiché dans Le Barbier de Séville : Figaro. Carmen : Escamillo. Lakmé : Frédéric. Manon : Lescaut. Mireille : Ourrias. Les Pêcheurs de Perles : Zurga. La Tosca : Scarpia. La Bohème : Marcel. Les Noces de Jeannette : Jean. Madame Bovary Rodolphe. Paillasse : Tonio. Cavalle¬ria Rusticana : Alfio. Les Contes d’Hoffmann : Dapertutto. A chaque fois il remporta le succès.
Mais, dès cette même année 1947, il montra aussi les puissantes ressources de sa voix, au Palais Garnier. Il y chanta Rigoletto. Othello : Iago. Hérodiade : Hérode. Faust : Valentin. Thais : Athanael. Lucie de Lamermoor : Asthon. Carmen : Escamillo. Latraviata : d’Orbel.
Cependant Michel Dens, chanteur à la mode, excellent acteur, consacra une bonne part de son talent à l’opérette classique, où les emplois de jeune premier, fussent-ils écrits pour une tessiture de ténor, lui convinrent à merveille..
Ainsi tint-il l’affiche cinq années consécutives à la Gaîté Lyrique dans Le Pays du Sourire : sous les traits de Sou-Chong. Les Mousquetaires au Couvent. Les Cloches de Corneville, Rip, La Fille de Madame Angot, Véronique et bien d’autres oeuvres légères encore, lui ont valu de toucher un public immense
Grand voyageur, il n’a cessé de parcourir la province et s’est produit en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, au Canada, en Afrique du Nord, en Allemagne et en Espagne, et il a participé à de nombreux festivals, parmi lesquels celui d’Aix-en Provence.
Phénomène par l’étendue de sa voix, qui va du sol grave de la basse au si-bémol du ténor, Michel Dens l’est aussi par la longévité d’artiste puisque, en 1982 il atteint ses 48 ans de carrière.
Encore deux extraits généreux, écoutez...
Miarka : L'eau qui court , musique d'Alexandre Georges link
sur un poème de Jean Richepin link
Alors ?...